Un intérieur monte au panier dans une salle européenne comble, banderoles de supporters au fond

Meilleur club de basket européen et palmarès EuroLeague

Le palmarès de l'EuroLeague arrêté au 1er août 2026, la méthode de comptage des titres depuis 1958, et la place réelle de l'ASVEL, de Monaco et de Paris.

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Quel est le meilleur club de basket européen ?

Le Real Madrid. Onze titres continentaux depuis 1958, dont trois sur la dernière décennie, en 2015, 2018 et 2023. Aucun autre club n’en compte plus de huit. Derrière viennent le CSKA Moscou avec huit couronnes, le Panathinaïkos avec sept, le Maccabi Tel-Aviv avec six. Palmarès arrêté au 1er août 2026.

Huit de ces onze titres datent pourtant de l’ère FIBA, entre 1964 et 1995, quand la compétition était une coupe à élimination directe et que le continent comptait beaucoup moins de clubs professionnels. Sur la période récente, celle qui commence à la réunification de 2002, le Real n’est plus premier. Le Panathinaïkos a gagné cinq fois, le CSKA quatre, le Real trois, l’Olympiakos et le Maccabi trois chacun.

La réponse dépend donc de la fenêtre qu’on choisit, et c’est rarement dit. Sur soixante-neuf ans d’histoire, le Real domine sans discussion. Sur le siècle en cours, le basket européen n’a pas de patron : huit clubs se partagent les vingt-quatre titres distribués depuis 2002.

Le palmarès de l’EuroLeague, club par club

Vingt-deux clubs ont été champions d’Europe depuis 1958. Six d’entre eux ont gagné au moins quatre fois : Real Madrid, CSKA Moscou, Panathinaïkos, Maccabi Tel-Aviv, Varèse et Olympiakos. Le dernier sacre en date revient à l’Olympiakos, vainqueur du Real Madrid 92-85 en finale à Athènes, le 24 mai 2026.

ClubTitresAnnées
Real Madrid111964, 1965, 1967, 1968, 1974, 1978, 1980, 1995, 2015, 2018, 2023
CSKA Moscou81961, 1963, 1969, 1971, 2006, 2008, 2016, 2019
Panathinaïkos71996, 2000, 2002, 2007, 2009, 2011, 2024
Maccabi Tel-Aviv61977, 1981, 2001, 2004, 2005, 2014
Varèse51970, 1972, 1973, 1975, 1976
Olympiakos41997, 2012, 2013, 2026
Olimpia Milan31966, 1987, 1988
ASK Riga31958, 1959, 1960
Split31989, 1990, 1991
FC Barcelone22003, 2010
Virtus Bologne21998, 2001
Fenerbahçe22017, 2025
Anadolu Efes22021, 2022
Cantù21982, 1983
Cibona Zagreb21985, 1986
Un titre chacun1Dinamo Tbilissi (1962), Bosna Sarajevo (1979), Virtus Rome (1984), Partizan Belgrade (1992), CSP Limoges (1993), Joventut Badalone (1994), Žalgiris Kaunas (1999)

Trois pays pèsent lourd dans ce tableau. L’Italie aligne treize titres répartis sur cinq clubs, l’Espagne quatorze dont onze pour le seul Real, la Grèce onze partagés entre les deux clubs d’Athènes et du Pirée. La France en a un.

Les finales perdues manquent presque toujours à ces tableaux, et elles disent beaucoup. Le Real Madrid en a joué onze gagnantes et onze perdues, autant d’un côté que de l’autre. Le Maccabi Tel-Aviv affiche six titres pour neuf finales perdues, la pire proportion du haut de tableau. Le Panathinaïkos a gagné sept fois et n’a perdu qu’une finale. Parmi les clubs à cinq titres et plus, personne ne fait mieux.

Pourquoi les palmarès de l’EuroLeague ne donnent pas le même total

Parce que la compétition a changé d’organisateur en route. Créée par la FIBA en 1958 sous le nom de Coupe des clubs champions, elle passe sous le contrôle de l’ULEB en 2000. La saison 2000-2001 a vu deux tournois rivaux se tenir en parallèle, avec deux champions différents. Beaucoup de listes n’en retiennent qu’un.

Les noms se sont succédé : Coupe des clubs champions jusqu’en 1991, Ligue européenne FIBA jusqu’en 1996, FIBA EuroLeague jusqu’en 2000. Quand l’ULEB monte sa propre compétition en 2000 et lui donne le nom d’EuroLeague, la FIBA rebaptise la sienne SuproLeague. Les clubs choisissent leur camp. Le CSKA, le Panathinaïkos et le Maccabi restent avec la FIBA, le Real Madrid, Barcelone et l’Olympiakos suivent l’ULEB. Au printemps, le Maccabi Tel-Aviv gagne la SuproLeague et la Virtus Bologne l’EuroLeague. Les deux clubs ont gardé ce titre à leur palmarès, et Euroleague Basketball les reconnaît tous les deux.

Mon décompte, dans le tableau ci-dessus : un titre de champion d’Europe des clubs, ère FIBA comprise, avec les deux vainqueurs de 2001. C’est celui qui crédite le Real Madrid de onze titres, dont huit gagnés sous l’égide de la FIBA. L’addition se vérifie à la main. Soixante-neuf éditions entre 1958 et 2026, une seule sans champion, celle de 2019-2020 annulée le 25 mai 2020 à cause de la pandémie, et une seule avec deux champions, 2001. Soixante-huit éditions abouties, soixante-neuf titres attribués. Le total du tableau tombe sur ce chiffre. Un palmarès qui en affiche un autre a oublié la SuproLeague ou inventé un champion en 2020.

Les clubs historiques du basket européen

Huit clubs structurent le haut du continent depuis vingt ans : Real Madrid, Panathinaïkos, Olympiakos, Maccabi Tel-Aviv, FC Barcelone, Fenerbahçe, Anadolu Efes et Virtus Bologne. À côté d’eux, trois dynasties éteintes gardent un palmarès que personne ne leur reprendra : Varèse, l’ASK Riga et Split.

L’ASK Riga a gagné les trois premières éditions, de 1958 à 1960, à une époque où la compétition tenait en quelques tours. Varèse a fait plus fort encore : dix finales de suite entre 1970 et 1979, cinq gagnées, avec Dino Meneghin sur le terrain à chacune des dix. Personne n’a approché cette série depuis. Split, sous ses différents noms de sponsor, a réalisé le triplé 1989-1990-1991 avec une génération yougoslave dont sont sortis Toni Kukoč et Dino Rađja, juste avant que le pays ne se disloque.

Le cas du CSKA Moscou est d’un autre ordre. Deuxième palmarès d’Europe avec ses huit titres, le club est suspendu de toute compétition européenne depuis février 2022, à la suite de l’invasion de l’Ukraine. Il n’a plus joué un match d’EuroLeague depuis. Son palmarès est figé, et il figure toujours au deuxième rang du tableau.

Pour comprendre d’où vient cette géographie du basket continental, on peut remonter à l’histoire du basket depuis son invention en 1891, qui explique pourquoi le jeu s’est implanté d’abord en Europe centrale et méditerranéenne.

Les clubs français en EuroLeague : ASVEL, Monaco, Paris

Un seul club français a été champion d’Europe : le CSP Limoges, le 15 avril 1993 à Athènes, 59-55 contre Benetton Trévise. Depuis, aucun autre n’a soulevé le trophée. L’ASVEL a fini quatrième du Final Four 1997, Monaco a perdu la finale 2025, et Paris Basketball dispute l’EuroLeague depuis 2024. Trente-trois ans sans titre.

Le parcours limougeaud de 1993 tient en deux matchs de défense. Le Real Madrid sorti en demi-finale, 62-52. Puis Trévise arrêté à 55 points en finale. À l’époque, le Final Four se jouait sans filet : deux soirs, pas de série au meilleur des cinq pour rattraper une mauvaise sortie.

Depuis, la France a beaucoup de présence et peu de résultats. Villeurbanne s’invite au Final Four 1997 à Rome et y termine quatrième, puis plus rien pendant vingt-six ans. Monaco rouvre la porte en 2023 à Kaunas, troisième du Final Four, et va jusqu’à la finale d’Abou Dabi en 2025, perdue 81-70 face au Fenerbahçe. Paris Basketball, lui, a gagné sa place sur le terrain : vainqueur de l’EuroCup 2024 contre la JL Bourg dans une finale cent pour cent française, le club a pris son ticket pour l’élite.

La saison 2025-2026 a rappelé l’écart qui reste. Sur vingt clubs, Monaco a fini huitième de la saison régulière avec 22 victoires et 16 défaites, avant de tomber en quart de finale contre l’Olympiakos, futur champion. Paris a terminé seizième, 15 victoires pour 23 défaites. Vingtième et dernier, l’ASVEL a gagné 8 matchs sur 38. Trois clubs engagés, un seul en playoffs. Le club de Tony Parker occupe une licence de longue durée que ses résultats ne justifient plus, et l’EuroLeague finit toujours par trancher ce genre de dossier.

Ce qui distingue le modèle européen du modèle NBA

En Europe, un club joue deux compétitions à la fois : l’EuroLeague et son championnat national. Une franchise NBA n’en joue qu’une. Le calendrier, le recrutement et la gestion des effectifs en découlent. L’EuroLeague compte vingt clubs et 38 matchs de saison régulière, la NBA trente franchises et 82 matchs.

EuroLeagueNBA
Équipes2030
Matchs de saison régulière3882
Championnat national en parallèleouinon
Recrutement des jeunescentres de formation des clubsdraft annuelle
Durée d’un match40 minutes48 minutes

La différence de fond tient à l’accès. La NBA est une ligue fermée : on y entre en achetant une franchise, pas en gagnant des matchs. L’EuroLeague fonctionne presque pareil depuis qu’elle attribue des licences de longue durée à la majorité de ses clubs. Il lui reste une porte, une seule : le vainqueur de l’EuroCup monte. C’est par là que Paris est entré en 2024. Une place sur vingt qui se gagne encore sur le terrain, c’est tout ce qui subsiste du principe européen de qualification sportive.

Le reste du modèle suit la même logique. Pas de draft en Europe, donc les clubs recrutent librement et misent sur leurs centres de formation. Pas de plafond salarial commun non plus, ce qui laisse les écarts de budget s’exprimer sans correctif, alors que la NBA les compresse par règlement. Le jeu lui-même diffère, puisque l’EuroLeague applique le cadre FIBA : voir les écarts de règles entre la FIBA et la NBA pour le détail du chrono, des fautes et des distances.

Ce partage pourrait bouger. En mars 2025, la NBA et la FIBA ont annoncé travailler ensemble sur une ligue européenne d’une quinzaine d’équipes, jouée sous règles FIBA et compatible avec les championnats nationaux. Rien n’était lancé à l’été 2026, mais le projet pèse déjà sur les négociations de licences. Le fonctionnement des trois instances est détaillé dans la comparaison entre NBA, EuroLeague et FIBA.

Photo de Rédaction Basket93
Rédaction Basket93 Seine-Saint-Denis

On écrit sur le basket depuis la Seine-Saint-Denis, l'un des départements les plus denses de France en clubs et en licenciés. Ce qu'on explique, on l'a d'abord vérifié.

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