Un match de basket se joue à cinq contre cinq et se perd souvent à quatre. Un intérieur sorti pour cinq fautes au milieu du troisième quart-temps, et toute la rotation d’un entraîneur s’écroule. Il existe pourtant plusieurs fautes très différentes, dont deux seulement peuvent renvoyer un joueur au vestiaire en deux coups de sifflet. Et à partir du 1er octobre 2026, l’une d’entre elles n’existera plus.
Combien de fautes au basket avant d’être exclu ?
Cinq. Un joueur qui a commis cinq fautes en FIBA quitte le terrain immédiatement et doit être remplacé dans les trente secondes (art. 40 du règlement 2024). La NBA en accorde six (règle 3, section I). Deux fautes techniques, ou deux fautes antisportives, ou une de chaque, disqualifient aussi, bien avant le compte de cinq.
Ce joueur a un nom dans le texte. Il devient un « joueur éliminé », c’est-à-dire un membre d’équipe qui a commis cinq fautes et n’est plus autorisé à jouer (art. 4.1.3). La nuance a une conséquence pratique : s’il commet encore une faute depuis le banc, elle est bien sifflée, mais inscrite au compte de l’entraîneur principal, sous la lettre B (art. 40.1.2).
Toutes les fautes alimentent ce total de cinq, pas seulement les contacts. Une faute technique s’ajoute au compteur personnel du joueur au même titre qu’une main tendue sur un dribbleur, puisque le texte l’impute comme faute de joueur (art. 36.3.1). On peut donc sortir avec quatre fautes de défense et une contestation de trop.
L’édition 2026 déplace cette règle sans la modifier : elle passera de l’article 40 à l’article 41, et l’article couvrira désormais aussi les seuils de l’entraîneur principal. Les six fautes NBA restent une exception américaine, comme la plupart des écarts entre les deux textes, détaillés dans la comparaison des règles NBA et FIBA.
Quels sont les types de fautes au basket ?
Le règlement FIBA en distinguera six à compter du 1er octobre 2026 : personnelle, technique de catégorie 1, technique de catégorie 2, disruptive, flagrante et disqualifiante. Deux seulement rapprochent le joueur d’une disqualification de rencontre, une troisième l’exclut sur-le-champ. Les violations, elles, n’en font pas partie.
Les numéros d’articles ci-dessous sont ceux de l’édition 2026, applicable au 1er octobre.
| Faute | Ce qu’elle sanctionne | Sanction | Disqualification de rencontre |
|---|---|---|---|
| Personnelle (art. 34) | un contact illégal avec un adversaire, ballon vivant ou mort | remise en jeu, ou lancers francs si le joueur est en action de tir | non, mais cinq font sortir le joueur |
| Technique de catégorie 1 (art. 36) | un comportement irrespectueux, une provocation, une simulation | 1 lancer franc, puis remise en jeu là où était le ballon | oui, deux suffisent |
| Technique de catégorie 2 (art. 36) | un retard de jeu, un joueur suspendu à l’anneau | 1 lancer franc, puis remise en jeu là où était le ballon | non |
| Disruptive (art. 37) | un contact qui coupe une transition ou arrête le chronomètre | 2 lancers francs, puis remise en jeu en zone avant | non |
| Flagrante (art. 38) | un acte imprudent, violent ou dangereux | 2 lancers francs, puis remise en jeu en zone avant | oui, deux suffisent |
| Disqualifiante (art. 39) | une action antisportive flagrante, y compris depuis le banc | lancers francs, puis remise en jeu | exclusion immédiate |
Deux catégories très répandues ne figurent pas dans cette liste, et c’est là que naît l’essentiel de la confusion. Ce qu’on appelle faute offensive n’est pas un type de faute : c’est une faute personnelle commise par un attaquant, jugée avec les mêmes principes de contact que les autres (art. 33). Le passage en force en est le cas le plus connu. Quant au marcher, au double dribble ou aux trois secondes, ce sont des violations : elles rendent le ballon à l’adversaire, sans lancer franc, sans ligne au compteur de personne. Le vocabulaire exact de chaque situation, avec l’article qui le porte, tient dans le lexique des termes officiels du basket.
Qu’est-ce qu’une faute personnelle au basket ?
Un contact illégal avec un adversaire, que le ballon soit vivant ou mort (art. 34). Le texte interdit de tenir, bloquer, pousser, charger, faire trébucher ou gêner la progression d’un adversaire en étendant la main, le bras, le coude, l’épaule, la hanche, la jambe, le genou ou le pied.
C’est la faute la plus fréquente d’un match et la seule dont le décompte fait sortir un joueur. Elle ne dit rien de l’intention. Un défenseur qui arrive en retard sur un appui commet exactement la même faute qu’un joueur qui retient volontairement un maillot. Seul le contact compte.
Un cas mérite d’être connu parce qu’il tombe toujours au pire moment. Dans les deux dernières minutes du quatrième quart-temps et de chaque prolongation, une faute commise par un défenseur alors que le ballon est encore dehors, à la disposition du joueur qui remet en jeu, est une faute sur remise en jeu (art. 34.1.2). Elle donne un seul lancer franc, plus la remise en jeu, que l’équipe fautive soit ou non en situation de sanction. C’est la seule faute personnelle qui rapporte un lancer franc unique.
Côté attaque, les mêmes principes s’appliquent. Un attaquant qui percute un défenseur déjà placé, pieds au sol et face à lui, se voit siffler une faute personnelle et son équipe perd le ballon. Rien ne la distingue d’une autre au compteur. Sur le versant défensif, le placement fait tout le travail, et les appuis passent avant les mains : la posture défensive et le placement des mains traite la question en détail.
Qu’est-ce qu’une faute technique au basket ?
Une faute de comportement, en principe sans contact : s’adresser de façon irrespectueuse à un arbitre, narguer un adversaire, simuler d’avoir subi une faute, retarder le jeu, se suspendre à l’anneau. Elle donne un lancer franc à l’adversaire et compte comme une faute personnelle du joueur (art. 36).
Sur la remise en jeu qui suit, une erreur circule partout. En FIBA, le ballon ne remonte pas à la ligne médiane. Le lancer franc est tiré immédiatement, puis la remise en jeu revient à l’équipe qui contrôlait le ballon, à l’endroit le plus proche de celui où il se trouvait quand le jeu a été arrêté (art. 36.3.2). Rien ne se déplace.
Au 1er octobre 2026, cet article changera lui aussi, plus discrètement que les autres mais avec des conséquences bien réelles pour un joueur bavard. Les fautes techniques seront réparties en deux catégories, selon leur nature et leur gravité. La catégorie 1 couvrira les comportements : irrespect, provocation, simulation, geste destiné à exciter le public, contact destiné à agacer un adversaire sans atteindre le niveau d’une faute flagrante. La catégorie 2 couvrira l’administratif et le retard de jeu. Seule la catégorie 1 comptera pour la disqualification de rencontre. Un joueur pourra donc accumuler deux techniques de catégorie 2 et rester sur le terrain, ce qui est impossible aujourd’hui.
Côté banc, le principe ne change pas. Une technique infligée à un remplaçant ou à un adjoint est portée au compte de l’entraîneur principal et ne compte pas comme faute d’équipe. Il faut deux fautes de type C, provoquées par son propre comportement, pour disqualifier l’entraîneur principal ; trois fautes venues du banc suffisent également. L’édition 2026 ajoute une lettre à la feuille de marque, BD, réservée à la disqualification d’un membre accompagnant la délégation.
Faute antisportive au basket : le mot disparaît le 1er octobre 2026
La faute antisportive sera supprimée du règlement FIBA le 1er octobre 2026. Elle sera remplacée par deux fautes distinctes : la « faute disruptive (faute d’interruption du jeu) », à l’article 37, et la « faute flagrante », à l’article 38. La première ne comptera plus pour la disqualification de rencontre, la seconde oui.
Le nom français est piégeux, parce que deux traductions circulent déjà. La brochure publiée par la FIBA en français en juillet 2026, version 1.1, écrit « faute disruptive (faute d’interruption du jeu) », parenthèse comprise. Pas la faute perturbatrice, qu’on lit pourtant un peu partout et qui ne figure nulle part dans le texte.
Le motif du changement est écrit noir sur blanc dans le même document. L’ancienne règle, qui disqualifiait un joueur après deux fautes techniques, deux fautes antisportives ou une de chaque, « apparaît trop sévère ». Jusqu’ici, une faute tactique en fin de contre-attaque et un coup porté alimentaient le même compteur. Ce ne sera plus le cas.
La faute disruptive vise l’arrêt de jeu volontaire : un contact inutile d’un défenseur qui ne cherche pas légitimement le ballon, pour couper une transition ou pour stopper le chronomètre en fin de quart-temps, ou une faute par derrière sur un joueur lancé seul au panier. Deux lancers francs, remise en jeu en zone avant du côté opposé à la table de marque, et rien au compteur des disqualifications.
La seconde vise l’autre bout du spectre. Le texte français retient trois critères : une action non légitime de basketball, « un acte imprudent, violent ou dangereux, qui cause ou peut causer une blessure à un adversaire », un contact excessif et dur. La sanction immédiate est la même que pour la faute disruptive, mais l’article 38.2.3 est net : deux fautes flagrantes, ou une faute flagrante et une technique de catégorie 1, et le joueur est disqualifié pour le reste de la rencontre.
Reste un piège de lecture, et il vaut la peine de s’y arrêter. Le mot « antisportif » ne quitte pas le règlement, il change de statut. Il désignera un comportement, plus jamais une faute. L’article 32 continuera de définir la faute comme une infraction concernant un contact personnel illégal et/ou un comportement antisportif ; l’article 36 parlera du comportement antisportif de l’entraîneur ; l’article 39 définira la faute disqualifiante comme une action antisportive flagrante. Seule la faute antisportive, en tant que catégorie, aura disparu. Sur la feuille de marque, deux sigles apparaîtront, DI pour la faute disruptive et FL pour la faute flagrante, et toute faute comptant pour la disqualification sera entourée d’un cercle.
À partir de quelle faute d’équipe l’adversaire tire des lancers francs ?
À partir de la cinquième. Une équipe entre en situation de sanction après avoir commis quatre fautes d’équipe dans le quart-temps (art. 41 du règlement 2024). Chaque faute personnelle suivante, commise sur un joueur qui n’est pas en action de tir, donne alors deux lancers francs au lieu d’une remise en jeu.
Ce décompte se lit mal parce que le texte compte à rebours de l’usage. Une équipe n’est pas sanctionnée sur sa quatrième faute d’équipe : elle entre en situation de sanction une fois cette quatrième faute commise. C’est donc la cinquième qui rapporte les deux premiers lancers francs. Beaucoup de pages annoncent la sanction dès la quatrième, et l’écart vaut un ou deux points par quart-temps.
Toutes les fautes de joueur alimentent ce compteur, pas seulement les contacts : personnelle, technique, disqualifiante, et à partir du 1er octobre 2026 la disruptive et la flagrante. Une seule exception, la faute technique infligée à quelqu’un du banc : elle est portée au compte de l’entraîneur principal et ne compte pas comme faute d’équipe.
La FFBB ajoute une note à sa traduction, pour les compétitions qui ne se jouent pas en quatre quart-temps : « Dans les rencontres jouées en 2x20 minutes, la règle de sanction des fautes d’équipe s’applique dans ce cas après la 7ème faute d’équipe dans la mi-temps. » En championnat départemental, la première chose à vérifier reste donc le format de la rencontre.
Le compteur repart de zéro à chaque quart-temps, mais pas au moment où l’on croit. Les fautes commises pendant un intervalle de jeu sont attribuées au quart-temps suivant, et celles des prolongations au quatrième quart-temps, ce qui a des effets bien précis sur la fin des matchs serrés, détaillés dans ce que vaut un panier et comment se joue une prolongation.
Dernier détail, pour qui ira vérifier dans le texte. L’insertion des articles 37 et 38 décale d’un rang tout ce qui suit : la sanction des fautes d’équipe porte le numéro 41 dans le règlement 2024, elle portera le numéro 42 dans l’édition 2026. La règle, elle, ne bouge pas d’une virgule.
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