Lexique du basket : le vocabulaire à connaître
Le vocabulaire du basket se répartit en trois registres. Le règlement FIBA, traduit par la FFBB, fixe les termes d’arbitrage : marcher, reprise de dribble, zone restrictive. Le Journal officiel du 6 juin 2026 francise les anglicismes : smash, contre, allez-hop. Le reste, meneur, raquette, alley-oop, relève de l’usage de gymnase.
Ces trois registres ne se parlent pas. L’arbitre siffle une reprise de dribble, le banc hurle au double dribble, et le commentateur dit que le joueur a repris son dribble. Même geste, trois mots, dont un seul figure dans un texte.
Le texte en question est le Règlement officiel de basketball 2024, approuvé par le Bureau central de la FIBA le 26 avril 2024 et traduit en français par la FFBB. Cent onze pages, applicables en France depuis le 21 septembre 2024. La liste du Journal officiel est beaucoup plus récente : le 6 juin 2026, la Commission d’enrichissement de la langue française y a publié vingt-deux entrées basket, élaborées avec l’aide de la FFBB. Leur usage est recommandé à tous et s’impose aux services de l’État. Dans les salles, personne ne les emploie.
Le troisième registre n’a aucune autorité derrière lui. C’est aussi le plus fourni et le seul que tout le monde parle. Il gagne d’ailleurs à peu près à chaque fois : pendant que la FIBA écrit « claquette au panier » à son article 15, le gymnase dit tip-in.
Le mot du terrain, le mot du règlement
Les écarts ci-dessous sont ceux qu’on entend le plus souvent en salle. Chacun a été vérifié dans le texte officiel français.
Le règlement FFBB ne connaît ni raquette ni arceau : il écrit zone restrictive (art. 2 et 26) et anneau (art. 16 et 31). La faute offensive y porte le nom de charge et le blocage celui d’obstruction, tous deux à l’article 33, tandis qu’un tenu devient un ballon retenu (art. 12).
| Ce qu’on dit | Ce qu’écrit le texte officiel | Où |
|---|---|---|
| double dribble | reprise de dribble | art. 24, et signal de l’annexe A |
| il porte la balle | porter de balle | art. 24, et signal de l’annexe A |
| la raquette | zone restrictive | art. 2 et 26 |
| l’arceau, le cercle | l’anneau | art. 16 et 31 |
| la planche | le panneau | art. 2 et 17 |
| un tenu | ballon retenu | art. 12 |
| retour en zone | ballon retournant en zone arrière | art. 30 |
| le bonus | sanction de fautes d’équipe | art. 41 |
| sorti pour cinq fautes | joueur éliminé | art. 40 |
| faute offensive | charge (passage en force) | art. 33 |
| faute de blocage | obstruction | art. 33 |
| il a flopé | simuler d’avoir subi une faute | art. 33 et 36 |
| les 24 secondes | chronomètre des tirs | art. 29 |
| tip-in | claquette au panier | art. 15 |
| dunk | smash | Journal officiel du 6 juin 2026 |
| alley-oop | allez-hop | Journal officiel du 6 juin 2026 |
| buzzer beater | panier à la sirène | Journal officiel du 6 juin 2026 |
| money time | minutes en or | Journal officiel du 6 juin 2026 |
| play-off | phase finale | Journal officiel du 6 juin 2026 |
| MVP | meilleur joueur, meilleure joueuse | Journal officiel du 6 juin 2026 |
| trashtalking | provocation verbale | Journal officiel du 6 juin 2026 |
L’expression « double dribble » n’apparaît pas une seule fois dans les cent onze pages de la version FFBB. Les arbitres travaillent avec deux intitulés séparés, reprise de dribble et porter de balle, tous deux rangés sous le chapeau « dribble irrégulier » dans les signaux de l’annexe A. Le détail des deux violations est dans la règle de la reprise de dribble.
Le smash est un joli sac de nœuds. À la place de dunk, la liste officielle recommande « smash », qu’elle définit ainsi : « Geste effectué par un joueur qui saute et rabat le ballon à l’intérieur du panier en exerçant une forte pression d’une ou des deux mains sur le cercle. » Or la traduction FFBB du règlement 2024 emploie les deux mots, sans les distinguer : « dunk au panier » à l’article 15, « après un smash » aux articles 16 et 36. Le résumé français des changements 2026 publié par la FIBA, lui, tranche pour dunk. Trois textes officiels, deux mots, aucune concertation. On peut dire ce qu’on veut, personne n’aura tort.
Les violations : le vocabulaire de l’arbitre
Une violation n’est pas une faute. Elle ne rapporte aucun lancer-franc, elle ne compte pas dans le total de fautes d’équipe, elle rend simplement le ballon à l’adversaire. La distinction structure toute la règle cinq du règlement.
Le goaltending, article 31, interdit de toucher le ballon quand il redescend vers le panier et se trouve tout entier au-dessus du niveau de l’anneau. Le jeu au pied volontaire relève, lui, de l’article 13, et ne vise que le contact délibéré : un ballon qui heurte un pied par accident ne se siffle pas.
| Terme officiel | Ce que dit le texte | Art. |
|---|---|---|
| violation | infraction aux règles ; le ballon va à l’adversaire pour une remise en jeu au plus près de l’endroit de l’infraction | 22 |
| joueur et ballon hors des limites | le responsable est le dernier à avoir touché le ballon ou à avoir été touché par lui avant la sortie | 23 |
| dribble | déplacement d’un ballon vivant par un joueur qui le lance, le tape, le fait rouler ou rebondir | 24 |
| reprise de dribble | dribbler une seconde fois après avoir terminé le premier, sauf perte de contrôle entre les deux | 24 |
| porter de balle | placer une partie de la main sous le ballon pour le porter ou le mettre en pause, puis redribbler | 24 |
| fumble | le ballon échappe maladroitement des mains puis le joueur en reprend le contrôle ; le texte français garde le mot anglais | 24 |
| marcher | déplacement illégal d’un ou des deux pieds alors que le joueur tient un ballon vivant | 25 |
| pied de pivot | le pied maintenu à son point de contact pendant que l’autre se déplace | 25 |
| 3 secondes | rester plus de trois secondes consécutives dans la zone restrictive adverse, son équipe contrôlant le ballon en zone avant | 26 |
| joueur étroitement marqué | un adversaire en position de défense légale et active à moins d’un mètre ; cinq secondes pour passer, tirer ou dribbler | 27 |
| 8 secondes | délai pour amener le ballon de la zone arrière à la zone avant | 28 |
| chronomètre des tirs | vingt-quatre secondes pour tenter un tir ; le ballon doit avoir quitté les mains avant le signal et toucher l’anneau ou entrer | 29 |
| remise à 14 secondes | après un rebond offensif sur l’anneau, ou une remise en jeu en zone avant | 29 |
| ballon retournant en zone arrière | ramener le ballon en zone arrière après l’avoir contrôlé en zone avant | 30 |
| goaltending | toucher le ballon entièrement au-dessus du niveau de l’anneau alors qu’il descend vers le panier, ou après qu’il a touché le panneau | 31 |
| intervention illégale sur le panier | toucher le panier ou le panneau pendant que le ballon est en contact avec l’anneau, entre autres cas | 31 |
| jeu au pied volontaire | frapper ou bloquer délibérément le ballon du pied ou de la jambe ; le contact accidentel ne compte pas | 13 |
| entre-deux | l’arbitre lance le ballon verticalement entre deux adversaires | 12 |
| ballon retenu | deux adversaires tiennent le ballon si fermement qu’aucun ne peut en prendre le contrôle sans rudesse excessive | 12 |
| possession alternée | méthode qui remplace l’entre-deux par une remise en jeu, réglée par une flèche | 12 |
Une conséquence peu connue de l’article 29 : un tir qui ne touche rien, ce que tout le monde appelle un airball, devient une violation si le chronomètre des tirs expire pendant qu’il est en l’air. Le texte est explicite, il faut que le ballon touche l’anneau. Sur les autres tirs, un airball n’est rien du tout, et le tireur qui le récupère lui-même retrouve même le droit de dribbler. Les trois compteurs sont détaillés dans les règles des 24, 8 et 5 secondes, et les appuis dans la règle du marcher.
Autre piège de vocabulaire : l’entre-deux ne se pratique plus qu’au début du premier quart-temps. Toutes les autres situations d’entre-deux se règlent par la possession alternée, flèche à l’appui. Dire « il y a entre-deux » en cours de match reste courant, mais désigne une situation, pas un saut.
Qu’est-ce qui change pour les fautes au 1er octobre 2026 ?
Le 1er octobre 2026, la faute antisportive disparaît du règlement FIBA. Elle est remplacée par deux fautes distinctes, plus le découpage des fautes techniques en deux catégories. Tout lexique publié avant cette date et jamais repris devient faux ce jour-là.
Deux seuils chiffrés font le reste du barème : un joueur quitte définitivement le terrain à sa cinquième faute personnelle (art. 40), et une équipe entre dans la sanction de fautes d’équipe une fois ses quatre premières commises, si bien que c’est la cinquième qui ouvre des lancers francs (art. 41).
| Terme officiel | Ce que dit le texte | Art. |
|---|---|---|
| faute | infraction concernant un contact personnel illégal avec un adversaire et/ou un comportement antisportif | 32 |
| principe du cylindre | l’espace du cylindre imaginaire occupé par un joueur sur le terrain | 33 |
| principe de la verticalité | chacun a droit à sa place et à l’espace au-dessus de lui quand il saute verticalement | 33 |
| position légale de défense | le défenseur fait face à l’adversaire et a les deux pieds au sol | 33 |
| écran | retarder ou empêcher un adversaire sans le ballon d’atteindre une position ; légal si le poseur est immobile et a les deux pieds au sol au moment du contact | 33 |
| charge (passage en force) | contact illégal en poussant ou en se déplaçant contre le torse de l’adversaire | 33 |
| obstruction | contact illégal qui entrave ou ralentit la progression d’un adversaire | 33 |
| tenir | contact qui restreint la liberté de mouvement de l’adversaire | 33 |
| pousser | déplacer ou tenter de déplacer par la force un adversaire, avec ou sans ballon | 33 |
| marquage illégal par derrière | contact personnel par derrière d’un défenseur sur un adversaire | 33 |
| contrôle de la main | nom du signal pour le handchecking, mains ou bras maintenus au contact pour empêcher la progression | annexe A |
| jeu posté | le principe de verticalité appliqué à l’attaquant et au défenseur en position postée | 33 |
| simuler d’avoir subi une faute | action ou gestes exagérément théâtraux pour laisser penser à une faute | 33 et 36 |
| faute personnelle | contact illégal avec un adversaire, que le ballon soit vivant ou mort | 34 |
| faute sur remise en jeu | faute d’un défenseur dans les deux dernières minutes du quatrième quart-temps ou d’une prolongation, ballon encore dehors ; un lancer-franc et la remise en jeu | 34 |
| double faute | deux adversaires se commettent une faute l’un sur l’autre à peu près en même temps ; aucun lancer-franc | 35 |
| faute technique | faute de comportement ; scindée en catégories 1 et 2 au 1er octobre 2026 | 36 |
| faute antisportive | en vigueur jusqu’au 30 septembre 2026 seulement | 37 |
| faute disruptive (faute d’interruption du jeu) | à compter du 1er octobre 2026 ; contact illégal qui perturbe le déroulement du jeu sans atteindre le niveau d’une faute flagrante | 37 |
| faute flagrante | à compter du 1er octobre 2026 ; contact qui viole l’esprit sportif et dépasse par sa gravité les limites d’une faute personnelle ou disruptive | 38 |
| faute disqualifiante | action antisportive flagrante ; article 38 en 2024, article 39 dans l’édition 2026 | 38 puis 39 |
| joueur éliminé | membre d’équipe qui a commis cinq fautes et n’est plus autorisé à jouer | 40 |
| sanction de fautes d’équipe | l’équipe y entre une fois ses quatre premières fautes commises : c’est la cinquième qui donne des lancers francs | 41 |
| lancer-franc | tir accordé depuis derrière la ligne, à l’intérieur du demi-cercle, à lâcher dans les cinq secondes | 43 |
Le nom français de la nouvelle faute est piégeux. Le résumé publié par la FIBA en français, en juillet 2026, écrit « faute disruptive (faute d’interruption du jeu) », avec la parenthèse. Pas « faute perturbatrice », qui circule pourtant déjà. Deux fautes disruptives ne disqualifient pas de la rencontre ; deux fautes flagrantes, si. C’est tout l’objet de la réforme, qui juge disproportionné de traiter pareillement une faute tactique en transition et un coup porté.
Le choix du mot « flagrante » n’est pas innocent : la NBA sanctionne des flagrant fouls depuis des décennies, en distinguant à sa règle 12 le contact simplement « unnecessary » du contact « unnecessary and excessive », le second entraînant l’expulsion. La FIBA emprunte le mot sans reprendre le découpage en deux degrés. Les autres écarts entre les deux règlements sont dans la comparaison des règles NBA et FIBA, et le détail des sanctions dans les fautes personnelles et techniques.
Comment s’appellent les gestes techniques au basket ?
Cinq gestes ont un nom français officiel depuis juin 2026, deux ou trois figurent dans le règlement, tout le reste vit sans papiers. La colonne de droite dit lequel est lequel.
Depuis la liste du Journal officiel du 6 juin 2026, le block s’appelle contre, le side step pas de côté et le step back pas en arrière. Le règlement, lui, ne nomme que la claquette au panier (art. 15) et l’écran (art. 33) ; crossover, floater et fadeaway n’existent dans aucun texte.
| Geste | Ce que c’est | Statut du nom |
|---|---|---|
| smash | sauter et rabattre le ballon dans le panier en exerçant une forte pression sur le cercle | Journal officiel, au lieu de dunk |
| allez-hop | passe lobée au-dessus ou à proximité du panier à un coéquipier en suspension | Journal officiel, au lieu d’alley-oop |
| contre | dévier, voire capter le ballon lors d’un tir adverse | Journal officiel, au lieu de block |
| pas de côté | pas très rapide sur le côté en dribblant, pour créer une distance et tirer | Journal officiel, au lieu de side step |
| pas en arrière | même chose vers l’arrière | Journal officiel, au lieu de step back |
| claquette | taper le ballon de la ou des mains en direction du panier adverse | règlement, art. 15 |
| pénétration | l’édition 2026 écrit « pénétrations vers le panier (drives) » | règlement, art. 15 |
| tir en suspension | l’édition 2026 écrit « tirs en suspension (jump shots) » | règlement, art. 15 |
| écran | se placer immobile pour retarder un adversaire sans ballon | règlement, art. 33 |
| pivot | faire tourner le corps sur un pied maintenu au sol | règlement, art. 25 |
| crossover | changement de main du dribble devant soi, pour casser l’appui du défenseur | usage, aucun texte |
| double pas | les deux appuis autorisés après la fin du dribble, avant la dépose au panier | usage, aucun texte |
| bras roulé | tir à une main, bras déroulé au-dessus de l’épaule, souvent dos au panier | usage, aucun texte |
| floater | petit tir haut et bombé, lâché avant l’arrivée du défenseur intérieur | usage, aucun texte |
| fadeaway | tir pris en se laissant tomber vers l’arrière | usage, aucun texte |
| hésitation | ralentissement du dribble destiné à figer le défenseur | usage, aucun texte |
| spin move | demi-tour en dribble, dos au défenseur | usage, aucun texte |
Le mot « pivot » vaut à lui seul un avertissement. Dans le règlement, il ne désigne jamais un joueur. L’article 25 le définit comme « le mouvement légal d’un joueur qui tient un ballon vivant sur le terrain et qui déplace le même pied une ou plusieurs fois dans n’importe quelle direction alors que l’autre pied, appelé pied de pivot, est maintenu à son point de contact ». Le grand intérieur qu’on appelle pivot en France ne doit son nom qu’à l’usage. La confusion est entretenue par à peu près tous les lexiques en ligne, dont plusieurs le placent, en prime, près de son propre panier. Les rôles réels sont décrits dans les postes du meneur au pivot.
Pour les gestes de la colonne du bas, il n’existe pas de source à citer. Ce sont des noms d’atelier, transmis à l’entraînement, parfois traduits de l’anglais, parfois pas. Les gestes eux-mêmes se travaillent, et le geste compte plus que son nom : voir les bases du dribble et la technique du lay-up.
Postes, statistiques, argot : les mots que le règlement ignore
Il reste une catégorie entière de vocabulaire dont le règlement ne dit rien, et c’est la plus employée. Aucun poste n’y est nommé. Aucune statistique n’y est définie. L’article 4 se contente d’indiquer que cinq membres d’équipe doivent être sur le terrain.
Passe décisive, interception, pick and roll et airball ne figurent dans aucun article du règlement FIBA ; seule la contre-attaque y affleure, sous le nom de « transition (montée de balle) » à l’article 37. Le Journal officiel du 6 juin 2026 a francisé d’autres anglicismes du même registre : spacing devient espacement, trailer suiveur, corner coin.
| Terme | Ce que c’est | Ce qu’en dit le règlement |
|---|---|---|
| meneur, arrière, ailier, ailier fort | les quatre autres postes du cinq de départ | rien, aucun poste n’est nommé |
| cinq majeur | les cinq joueurs qui commencent la rencontre | l’art. 4 dit seulement que cinq membres doivent être sur le terrain |
| rebond | récupérer le ballon après un tir manqué | le mot apparaît à l’art. 16, sans être défini nulle part |
| passe décisive | passe qui mène directement à un panier | absent |
| interception | récupérer une passe adverse avant sa cible | absent |
| contre-attaque | remontée rapide du ballon après récupération | absent ; l’art. 37 parle de « transition (montée de balle) » |
| défense de zone, défense individuelle | les deux grandes familles défensives | absentes |
| pick and roll | écran sur porteur suivi d’une plongée du poseur vers le panier | absent |
| airball | tir qui ne touche ni l’anneau ni le panneau | absent |
| brique | tir franchement raté, généralement sur l’anneau | absent |
| double-double, triple-double | au moins dix actions dans deux ou trois catégories statistiques du match | Journal officiel du 6 juin 2026 |
| minutes en or | derniers instants d’une rencontre au score serré | Journal officiel, au lieu de money time |
| joueur décisif, joueuse décisive | joueur qui réussit les actions décisives en fin de rencontre | Journal officiel, au lieu de clutch player |
| panier à la sirène | panier marqué au moment où retentit la sirène de fin de possession, de quart-temps ou de match | Journal officiel, au lieu de buzzer beater |
| panier décisif, panier de la victoire | panier de la sirène finale qui donne la victoire | Journal officiel, au lieu de game winner |
| match des étoiles | match réunissant une sélection des meilleurs joueurs, hors calendrier officiel | Journal officiel, au lieu d’all-star game |
| phase finale | phase où s’affrontent les équipes qualifiées à l’issue de la phase initiale | Journal officiel, au lieu de play-off |
| espacement | occuper le terrain dans toute sa largeur et sa profondeur pour étirer la défense | Journal officiel, au lieu de spacing |
| étirer la défense adverse | contraindre l’adversaire à écarter ses lignes défensives | Journal officiel, au lieu de stretch |
| suiveur, suiveuse | joueur qui suit le porteur dans le couloir central lors d’une attaque rapide | Journal officiel, au lieu de trailer |
| coin | espace situé à chacun des angles formés par les lignes à l’intérieur du terrain | Journal officiel, au lieu de corner |
| provocation verbale | propos moqueur ou insultant destiné à déstabiliser un adversaire | Journal officiel, au lieu de trashtalking |
Le rebond est le cas le plus étonnant. C’est l’une des trois ou quatre actions les plus fréquentes d’un match, elle figure sur toutes les feuilles de statistiques du monde, et le règlement ne prend jamais la peine de la définir. Le mot n’y apparaît qu’en passant, à l’article 16, et dans l’expression « places de rebond pour lancer-franc » qui désigne les emplacements peints le long de la zone restrictive. Ce que le règlement ne définit pas, il ne le sanctionne pas non plus : il n’existe aucune faute de rebond. La technique, elle, s’apprend, et elle est décrite dans les techniques de rebond.
Reste la question qui fâche. Faut-il dire allez-hop ? L’État le recommande, la FFBB a participé à la liste, et l’usage s’imposera peut-être en vingt ans comme « courriel » s’est imposé. En attendant, sur un playground de Seine-Saint-Denis, personne ne dira jamais allez-hop, et ce n’est pas grave. Un lexique sert à comprendre ce qu’on entend, pas à corriger ceux qui le disent. La seule règle qui vaille : quand un arbitre lève le bras, c’est son vocabulaire à lui qui décide, et c’est celui des articles ci-dessus. Les dimensions et les tracés dont ils parlent sont dans le terrain aux normes FIBA et NBA.
On écrit sur le basket depuis la Seine-Saint-Denis, l'un des départements les plus denses de France en clubs et en licenciés. Ce qu'on explique, on l'a d'abord vérifié.